Nicolas Kedroff retrace son premier contact avec la balalaïka, un instrument qui a façonné toute sa vie. Il revient sur son enfance au sein de la communauté russe et l’instant décisif où il a découvert sa passion."J’ai grandi dans la communauté russe, et pendant ma jeunesse, nos parents nous envoyaient dans un camp de vacances où des jeunes jouaient de la balalaïka. J’adorais ça. Un jour, on m’a mis un instrument entre les mains… et je n’ai jamais arrêté", partage M. Kedroff.Malgré son amour pour la musique et son engagement à transmettre l’héritage de la balalaïka, Nicolas Kedroff a parfois été confronté à des réactions surprenantes lors de ses performances à l’étranger. Il partage notamment une expérience marquante aux États-Unis."J’ai joué aux États-Unis il y a un an. Je joue de la balalaïka, je joue de la musique russe, et des gens ont mis des commentaires: ‘Il ne s’agit que de musique russe ou quoi ? Il ne peut pas jouer de la musique ukrainienne aussi?’ J’ai répondu: ‘Je suis désolé, je suis russe, je joue de la balalaïka… excusez-moi d’exister!’", témoigne le musicien.Au fil de l’entretien, Nicolas Kedroff évoque les défis pour préserver et transmettre son art dans un contexte mondial complexe. Entre attachement à ses racines et ouverture sur d’autres horizons, il continue d’enseigner et de jouer partout dans le monde. Il a également interprété plusieurs pièces pour Sputnik Afrique, offrant un aperçu unique de son talent et de la richesse de la balalaïka.