Qu’est-ce que le CBG ?

Pour comprendre les liaisons qui existent entre les différents cannabinoïdes présents dans le cannabis (les « phytocannabinoïdes », en opposition aux « endocannabinoïdes » produits par l’organisme), il faut imaginer un arbre généalogique. Au sommet de cet arbre, il y a l’acide cannabigérolique (CBGA), le précurseur des trois branches principales de cannabinoïdes : THC, CBD et CBC. C’est, en somme, le premier des phytocannabinoïdes générés par le plant de chanvre, la « mère » de la famille, le composant à partir duquel les autres sont synthétisés.

Cette position unique dans l’arborescence des cannabinoïdes entoure le CBG d’une certaine aura thérapeutique, et en fait l’objet d’un intérêt grandissant de la part de la communauté scientifique depuis sa découverte dans les années 60. En effet, compte tenu des bénéfices prêtés aux cannabinoïdes les plus abondants, notamment le cannabidiol (vendu en grande partie sous forme d’huiles de CBD) et le tétrahydrocannabinol (considéré comme un stupéfiant dans de nombreux pays en raison de ses effets psychotropes, donc illégal), il est logique de penser que leur précurseur est susceptible de produire des effets plus puissants encore – comme s’il s’agissait d’un « concentré » de tous les autres composants.

 

Comment agit le cannabigérol sur l’organisme ?

Ce composant est-il à la hauteur de ses promesses ? Pour répondre à cette question, il faut comprendre comment agissent les cannabinoïdes de façon plus globale. Ces molécules, une fois ingérées, « imitent » les composés fabriqués naturellement par l’organisme par le biais du système endocannabinoïde – un vaste réseau de récepteurs disséminés dans l’ensemble du corps.

Ces récepteurs (CB1 et CB2) jouent un rôle dans la régulation d’un certain nombre de processus organiques et hormonaux : métabolisme, humeur, appétit, mais aussi réponse à la douleur et aux processus inflammatoires. Lorsque les cannabinoïdes interagissent avec ces récepteurs, ils induisent une réponse spécifique qui, elle-même, produit des changements physiologiques.

C’est ce qui explique les « bénéfices thérapeutiques » constatés par les consommateurs de THC et de CBD dans la prise en charge de diverses pathologies (sclérose en plaques, maladie de Parkinson, épilepsie, fibromyalgie, arthrose, psoriasis…) et de multiples états (anxiété, dépression, troubles du sommeil, réduction de l’appétit, nausées…). Ces bénéfices, bien que théoriques, sont néanmoins validés par l’usage du cannabis thérapeutique dans un nombre grandissant d’États, et par la mise au point de médicaments à base de cannabinoïdes comme le Sativex.  Lire l'article complet >